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Tunisie : double attaque meurtrière contre la police à Sidi Bouzid

Tunisie : double attaque meurtrière contre la police à Sidi Bouzid
Dans le centre de la Tunisie, deux attaques ont été menées à l'aube à Sidi Bouzid, berceau de la révolution de 2011. Au point de contrôle de Bir Lahfay, deux membres de la garde nationale ont été abattus. Puis à Sidi Ali Ben Aoun, ce même groupe armé a tué un garde qui marchait pour se rendre à son travail. La BAT est intervenue. Un « terroriste » a été abattu, selon le ministère de l'Intérieur, un autre blessé. La double attaque menée à Sidi Bouzid a blessé douze personnes, dont trois grièvement, dont des habitants de la ville. Les groupes armés qui ont perdu deux de leurs membres visaient la police et l'armée où on déplore pour l'instant trois morts, mais aujourd'hui des civils tunisiens ont été touchés. Parmi les blessés, deux ont été évacués vers des hôpitaux universitaires, mais le directeur régional de la santé de l'hôpital de Sidi Bouzid refuse de dire où pour des raisons de sécurité. Parallèlement, la population fait un sit-in pour refuser qu'un présumé terroriste blessé soit soigné. Cette attaque intervient alors qu'en Libye le nombre d'otages tunisiens est monté à 18.
Le chaos à l'hôpital de Sidi Bouzid
À l'hôpital de Sidi Bouzid, on manque de tout (sang, matériels, médecins spécialistes). Résultat : situation chaotique en ce moment. Sidi Bouzid est devenue mondialement célèbre le 17 décembre 2010. Dans ce gouvernorat défavorisé (taux de chômage de 48 % pour les diplômés), un vendeur illégal de fruits et légumes Mohamed Bouazizi s'était immolé en réaction à l'injustice policière et étatique. Depuis, la ville a connu une forte implantation salafiste. À quatre jours du ramadan, la Tunisie vit sous la menace libyenne (18 otages à Tripoli, dont 10 diplomates) et avec la crainte redoublée d'attentats. Depuis 2011, de petits groupes armés ont causé la mort de plus de soixante-dix membres de l'armée et des forces de l'ordre. Les incidents de ce matin prouvent une fois encore que les cellules terroristes connaissent les emplois du temps et les itinéraires de la police. Un schéma qui rappelle l'Algérie des années 1990 lorsque le GIA tentait de disloquer les forces de l’ordre afin de pouvoir agir où bon lui semblait..

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