L’ex-chauffeur de François Hollande aurait été selon son témoignage,sans contrat ni salaire ?

par paru sur stopmensonges.com  -  15 Juillet 2015, 11:39  -  #INFOS NATIONALES

L’ex-chauffeur de François Hollande aurait été selon son témoignage,sans contrat ni salaire ?

Le 11 juin dernier, Fadaoui Lamdaoui le conseiller chargé des questions d’égalité et de diversité à l’Elysée, a été entendu par la police pour « recel d’abus de biens sociaux » et pour « fraude fiscale ». A l’origine de cette plainte, Mohamed Belaïd qui a travaillé durant six mois en tant que chauffeur de François Hollande.

Comment avez-vous connu Faouzi Lamdaoui?

J’ai connu monsieur Faouzi Lamdaoui lorsque j’étais encore militant PS et lui, deuxième adjoint au maire d’Argenteuil. Un jour, l’actuel conseiller de François Hollande me propose d’être le chauffeur de ce dernier. A cette époque, François Hollande vient de quitter le secrétariat national du Parti Socialiste, juste après le Congrès de Reims. C’est dans ce contexte que j’ai commencé à conduire François Hollande dans ses différents déplacements.

Pouvez-vous nous expliquer les raisons du litige avec ce conseiller de François Hollande?

D’abord, je tiens à préciser que je suis en litige avec monsieur Lamdaoui et également avec François Hollande lui-même, suite au non-paiement des salaires sur la période de décembre 2008 jusqu’à juillet 2009. Ce sont des salaires qui ne m’ont pas été versées et je réclame également mon contrat de travail. Pourtant, je lui ai fourni tous les documents pour établir la déclaration d’embauche à savoir la photocopie de mon attestation de sécurité sociale, la photocopie de ma pièce d’identité ainsi que mon curriculum vitae. Ensuite, monsieur Lamdaoui devait lui-même enregistrer ma déclaration d’embauche auprès du conseil général du Val d’Oise.

Malgré le non-enregistrement de votre embauche, vous commencez à travailler tout de même au service de François Hollande?

Je reconnais aujourd’hui avoir été naïf sur ce point, parce que l’on est vite impressionné par le fait de travailler et de côtoyer des hommes politiques. A ce moment, j’ai accordé ma confiance à monsieur Lamdaoui. A chaque fois, il me rassurait en me disant de ne pas m’inquiéter et qu’il s’occupait de tout. J’ai ensuite commencé à faire cet activité et conduire François Hollande.Les mois passent, je deviens de plus en plus insistant à propos de mes salaires et de mon contrat de travail.Je commence donc à lui envoyer des sms pour connaître l’avancée de mon dossier. Monsieur Lamdaoui m’endort en me donnant des versions différentes à chaque fois.Un matin avant de récupérer François Hollande, j’exige à Faouzi Lamdaoui mon dû. Il est allé récupérer de l’argent au guichet et dépose une liasse de billets(d’un montant de 1500euros) auprès du boîtier de vitesse. Je lui demande à quoi correspond cette somme. Il me répond qu’il s’agit de mon salaire depuis le début de mon activité. Le soir, j’ai décidé d’arrêter de travailler et j’en ai informé par message monsieur Lamdaoui. Il était hors de question pour moi d’accepter cette somme; De plus, lors de nos discussions,on n’avait pas convenu cela.

De là, commence les litiges avec Monsieur Lamdaoui?

J’ai décidé de manifester devant l’Assemblée Nationale ou le siège du parti socialiste avec une pancarte sur laquelle j’expliquais ma situation. Mon objectif était avant tout d’informer la population. Tout en manifestant, je porte plainte pour travail dissimulé le 9 octobre 2009 au Parquet de Paris. Après trois ans d’enquête, cette plainte, faute de preuves suffisantes, a été classé sans suite.

Monsieur Lamdaoui fait l’objet d’une enquête pour « recel d’abus de biens sociaux » et « fraude sociale » ?

Cette plainte est lié à la gérance de deux entreprises appartenant à monsieur Lamdaoui. Il faut savoir, qu’en juin 2008, un ami de Faouzi Lamdaoui me disant que ce dernier a perdu beaucoup de clients. Quelques jours plus tard, Monsieur Lamdaoui me propose d’être le gérant d’une de ses entreprises. Il me dit que je n’aurai rien à faire, que je toucherai 500 euros tout en restant chez moi. Cette proposition me semblant suspecte, j’ai refusé. Ensuite, il s’est approché de mon épouse pour lui faire cette demande identique, que ma femme a décliné.

Au début de l’année 2009, en nettoyant une des voitures de location de Mr Lamdaoui, je découvre des documents de sa société avec le nom de ma femme apparaissant dessus. Ceci attise ma curiosité, je me rends au tribunal de commerce de Paris et demande de vérifier le registre pour lever mes soupçons. Et, c’est là que je découvre le pot-aux-roses, monsieur Lamdaoui avait bel et bien usurpé l’identité de ma femme pour son entreprise. Nous avons porté plainte pour faux et usage de faux.

Comment a t-il pu procédé?

Je l’ignore encore. Mais dans le cadre de cette enquête pour recel d’abus des biens sociaux, en juin 2012, ma femme est convoquée à la BRDP (brigade de répression de la délinquance aux personnes, ndlr). La police se focalise actuellement sur les soupçons de fraude fiscale puisque des sommes suspectes y ont été découvertes. De notre côté, nous déposons plainte pour les mêmes faits car ma femme est également victime dans cette affaire, pour usurpation et faux et usages de faux.

Cette affaire dure depuis 4 ans.Pensez-vous aller jusqu’au bout?

Mon combat, je le mène depuis 2009 et j’irai jusqu’au bout. Non seulement pour mes droits mais aussi pour toutes les pressions que j’ai subies depuis leur arrivée au gouvernement. En parallèle, il faut savoir qu’une plainte pour menaces et intimidations à mon encontre a été faite. Ces menaces, qui ont duré près d’un an, ont commencé depuis que j’ai refusé le protocole de négociation avec monsieur Lamdaoui. On me proposait la somme de 35 000 euros pour le retrait des plaintes de travail dissimulé et celle de faux et usages de faux. En réalité, c’est cette dernière plainte qui inquiétait monsieur Lamdaoui. Avec la complicité d’un commissaire de police d’Argenteuil, on m’a même interné avec de faux documents dans une structure psychiatrique.

Aujourd’hui, je suis serein car je n’ai rien à reprocher. Je sais que je suis propre moralement et mentalement. Si j’étais réellement fautive, je vois pas pourquoi j’insisterais depuis 2009. Même si psychologiquement, cela est dur à supporter.