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Colombes : prof en garde à vue, lycée en grève

Colombes : prof en garde à vue, lycée en grève

Journée perturbée au lycée Maupassant de Colombes. Dès 10 heures lundi matin, apprenant qu’un professeur de physique-chimie avait été interpellé dimanche à Paris dans le cadre des manifestations liées à l’organisation de la COP 21, une partie des professeurs du lycée s’est réunie en assemblée générale, libérant ses élèves à l’occasion de la récréation de 10 heures.

A 10 h 30, vingt-sept enseignants avaient décidé de se mettre en grève « afin de mener des actions pour lui apporter leur soutien. » « La place de notre collègue est devant nos élèves et pas au commissariat ! » ont écrit les grévistes dans un texte collectif, soutenus par les syndicales CGT éduc’action, SNES-FSU et SUD.

Les professeurs se sont de nouveau rassemblés à 13 heures, d’autres ont rejoint le mouvement, et une délégation s’est formée pour aller manifester devant le commissariat de police du IXe arrondissement de Paris, où était retenu l’enseignant depuis dimanche à 15 h 30.

A la fédération FCPE, le responsable local a informé les parents d’élèves de la grève dès le matin. « En France, le droit de grève existe, et ce qu’a fait l’enseignant dimanche relève de sa vie privée », a constaté Jean-François Pibouleau, reconnaissant que la situation était « difficile à gérer pour les parents », mais sans vouloir commenter le motif de la grève.

Après 24 heures de garde à vue, le professeur a été libéré ce lundi en fin de journée. Il a été accueilli à sa sortie par ses proches et une vingtaine de collègues grévistes, qui ont annoncé que les cours reprendraient normalement mardi matin au lycée.

Au total, 2 000 à 2 500 personnes ont pris part à la manifestation dimanche soir, « la plupart avec des intentions pacifistes », selon la préfecture de police de Paris. Sur les 341 manifestants interpellés dimanche soir, 317 ont été placés en garde à vue. Une dizaine pour des violences à l’encontre des forces de l’ordre, et les autres pour avoir pris part à une manifestation non autorisée, au regard de l’état d’urgence. Lundi soir, neuf gardes à vue étaient prolongées.

Le Parisien 30 Nov. 2015, 20h08

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