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Les premiers signes de l'implosion des partis : Le député Pouria Amirshahi quitte le PS

Pouria Amirshahi
Pouria Amirshahi

Dans un interview au journal "Le Monde", le député frondeur socialiste Pouria Amirshahi, lui qui à été le seul dans son camp à avoir voté contre le budget du gouvernement Valls en 2015, annonce qu'il "quitte le PS et le monde des partis en général".

"Je quitte le PS et le monde des partis en général, rhizomes d’un système institutionnel à bout de souffle. Ils sont devenus des machines électorales sans grande conviction, sans promesse d’avenir heureux pour le pays."

Lui qui est député dans les rangs socialiste, confirme ce que nous dénonçons depuis longtemps dans la ligne éditorial d'ICI Vénissieux concernant le PS :

"la France n’est pas gouvernée par l'aile droite du PS mais par des néoconservateurs".

"Depuis 2012, la succession de renoncements donne le vertige"

Ci-dessous la version audio de l'article, cliquer pour pouvoir écouter :

Force et honneur à lui, il fait là un acte de salubrité politique.


À ici Vénissieux nous sommes convaincu de l'urgence depuis des années, d'une refondation du paysage et de la pratique politique, dans l’intérêt général de la population de nos cités de vie;

Nos banlieues dont nous sommes malgré tous, fières d'être issu.


Cela commence par la fin des appareillages carriéristes, comme le pseudo-Ps, qui n'a plus aucune assise politique dans les quartiers populaires, à les avoir trop manipulés politiquement, sans jamais tenir les promesses faites.


Mais aussi parce que dans ces partis on a laissé les pontes dirigeants (Nationaux, régionaux et locaux) faire une OPA, sur les différentes instances dirigeantes au service au final en y regardant les lois proposées et/ou votées de plus près (Loi sur le Travail, état d'urgence, intervention militaire en Syrie, Libye, positionnement politique la question palestinienne...) ,de groupes d’intérêts économiques, d'armement, de géopolitiques....

Laissant devenir ces partis que l'ombre d'eux-mêmes et c'est définitif croyez le dans les quartiers, enfin et heureusement !


Militants, représentants du feu parti qui se disait "socialiste" et de ses autres partis qui divisent au lieu de rassembler.


Quitter ces appareillages où soyez cohérent comme pour certains, en allant jusqu'au bout de votre très timide fronde.


Vous qui dites être opposés à la catastrophe politique que sont devenu vos partis, par la faute des choix de vos chefs inamovibles depuis ces quinze, vingt dernières années.


Le Zaimisme (1) vous a tué politiquement, ôter toute crédibilité parce que vous n'avez pas et vous continuer à ne pas vouloir affronter vos chefs.


Vous enfermant volontairement, par la force du formatage des structures partisanes existantes.


Dans des petits calculs de préservation des privilèges constitutifs de votre (non)positionnement, aveugler par l'ambition de la conquête réelle ou potentielle, du Koursi (2), c'est la lutte des places et non pas pour la classe populaire des quartiers, pour bon nombre d'entre vous.

Pourtant parmi vous, ceux qui sont desdits "représentants de la diversité", c'est comme cela que nomme hypocritement le monde politico-médiatique pour parler des Français issus de l'immigration post-coloniale maghrébine, sub saharienne,turque...


Vous, vous êtes faits politiquement pour une majorité d'entre vous, grâce et seulement grâce, à ses habitants modestes, humble et braves de nos quartiers.


Vous avez une responsabilité face à l'Histoire d'autant plus grande.

Surtout ceux élus, issus des banlieues vis-à-vis de l'électorat des quartiers populaires.

Ces nombreux électeurs, qui ont fait par dépit, prisonnier d'un jeu politique fermé, la puissance politique d'antan de vos partis .


Par trop de manipulations, récupérations, conditionnements par le contrôle des espaces et temps d’expression publique, par une neutralisation intelligente des dynamiques politique et/ou citoyennes indépendantes.


Un exemple parmi d'autres, La Marche pour l’égalité de 1983, qui voyait un mouvement populaire indépendant, porté et construit par de jeunes adultes Français issus de l'immigration qui revendiquaient déjà une citoyenneté à part entière parce que trop discriminés, stigmatisés, victimes de crimes racistes...


Ils représentaient un véritable espoir pour ce pans entiers de cette France mis de côté, cette sous-France à l'époque déjà violemment brocarder.

En ces temps-là, ils n'étaient pas appelé "Musulmans", "ROMs", "Ottomans" mais "ratons", "bougnoule" (3), "banania", "négro"...


Vos partis à cette époque, les chefs qui sont quasiment les mêmes aujourd'hui, n'acceptaient pas ne voulaient pas de contre pouvoir émanant des couches populaires.

En particulier de ceux qu'on appelle aujourd'hui la diversité, ces Français de seconde zone sur qui l'on met aujourd'hui tous les maux de la société !


C'est cette oligarchie bourgeoisie "politique", d'une République devenue celle des partis au service des plus puissants mais plus du peuple.


Qui à fabriquer de toutes pièces des SOS Racisme et autres coquilles vident de tout ancrage populaire (trop dangereux pour eux), budgétivore depuis des dizaines d'années au regard de l’inefficacité contre un racisme qui s'est généralisé, décomplexé et qui ose affirmer au grand jour, son discours, il en devient même la norme, le politiquement correct.


Vos partis nous ont eus politiquement, dans nos banlieues par le passé, sans doute par notre immaturité politique.


Notre première génération faisait justement ses premières armes politiques sans s'en rendre compte, elle n'était pas préparée, formée au jeu perfide des partis.


La réalité sociale ne les aidait pas non plus, racisme, chômage, maillage et contrôle du tissu associatif....

Aujourd'hui, trois générations après nous citoyens militants indépendants des quartiers populaires ne croyons plus ou n'avons jamais cru à votre République des partis.


Celle d'une élite politique qui s'habille des apparats de la République et qui ne fonctionne en réalité, que comme une oligarchie politicarde.


Renfermée sur elle-même pour la sauvegarde des privilèges que lui confèrent les centres de pouvoirs.


C'est pourquoi nous réitérons notre appel en prenant à témoin la population des quartiers, de demander aux leaders d'opinion politiques qui sont issus des quartiers populaires et/ou de la diversité, sur un plan national, régional mais surtout local nous concernants à ICI Vénissieux.


À quitter leurs partis qui ont démontré une incapacité à régler les problèmes de nos cités, les aggravant même.


À se rassembler avec les forces vives et indépendantes des quartiers populaires et (re)construire une nouvelle force politique véritablement citoyenne et qui coupe définitivement avec les pratiques politiques d'aujourd'hui.


Pour être une force en matière de propositions novatrices, qui ne sera bloquées par aucun carcan idéologique, Historique ou de groupe d’intérêts en tous genres: économiques, ultrareligieux ou ultra-laicistes...


Au croisement des maux qui touche notre pays, nous avons la conviction à ici Vénissieux que l'une des clefs politiques principales des problèmes qui touchent notre société, se trouve dans l'expertise connue et vécue dans les quartiers populaires.

La vie de nos cités ne doit plus être dirigée pas des partis mais par nous citoyens ainsi la République redeviendra "Res Publica", la chose publique, au peuple !

Zaimisme (1) :( dérivé l'arabe Zaim+suff)... "esprit de suivisme à l'égard du chef, attitude qui consiste à suivre aveuglement le(s) leader(s)"

Koursi(2) : Siège sur lequel avait droit de s'assoir les émir à l'époque de l'empire ottomans, expréssion populaire utilisée au Maghreb pour signifier la chasse aux places de pouvoir synonyme de puissance et d'argent.

Bougnoule(3) Appellation insultante et raciste envers les Maghrébins ou les Arabes.

L'appelation "Bougnoule" était (déja) employé au temps du colonialisme.

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