Pourquoi la défense de Karim Benzema et Hatem Ben Arfa ...

par A . Dadi  -  1 Juin 2016, 23:31  -  #INFOS NATIONALES, #SOCIETE

Nous vous faisons partager l'un des seuls articles qui ne tombent pas dans cette politique des haines généralisée.


Celle des vociférations de représentants politiques de tous bords, en partant des pseudos socialistes de salons aux "service" de la finance et qui ont plongé ce pays dans la division, l'amenant au naufrage de façon encore plus grave que leurs prédécesseurs de droite aux commandes du navire France.


Comme Malek Bouthi avec sa sortie médiatique : « les propos de Jamel Debbouze, c'est du poison », expression minable d'un "vassal" politique d'un parti pseudo-socialiste versus néoconservateur pro states .


Ils sont nombreux à penser comme lui, majoritaire dans ce parti au bord de l'implosion par trop de traitrise politique vis-à-vis de l'électorat qui faisait y hier sa force, la population des quartiers .


Nourrissant, alimentant par leurs propos selon nous alors qu'ils disent prétendre le combattre, une dérive identitaire, racialiste qui s'est répandue à toutes les strates de la société.

Mais aussi à droite en réaction des propos de Karim benzema, certes maladroits dans la formulation, les arguments mais qui en témoigne pas moins aussi par les réactions suscitées, qu'on le veut ou non, un mal profond, un pourrissement hypocritement politiquement tu, d'une réalité qui à trop durée dans ce pays :


François Fillon : "Je trouve ça insupportable. D'abord parce que le sélectionneur est souverain dans ses choix. Ensuite parce que le fait de ramener en permanence les problèmes du pays à des questions de race, de religion, d'ethnies et de communautés n'est pas un signe de bonne santé"


Lui ne veut pas voir le problème et dit pourtant une phrase et qui en elle-même est une contradiction politique en disant que ce "n'est pas un signe de bonne santé" pour un pays que tout cela !?
C'est qu'il y a bien un problème docteur Fillon !


Bruno le Maire : "déplore des déclarations à l'emporte-pièce" et que ""la France n'est pas raciste"", sa déclaration l'est autant eut égard à la réalité politique de ce pays, au score de l'extrême droite, à la montée vertigineuse de l'islamophobie...cela ne serait que grotesque si cet individu n'aspirait pas à la présidence française . Un tel discours n'est même pas caricaturale, c'est la norme dans le monde politique actuel...pitoyable !


Nicolas sarkozy : "Je trouve tout ça désolant pour le sport, pour la fête qu'est l'Euro, pour le football qui est ainsi politisé." a-t-il débuté. Pour lui la responsabilité est avant tout celle de l'exécutif, "c'est le résultat d'un communautarisme militant, encouragé par ce gouvernement depuis quatre ans. (...) Le gouvernement et notamment François Hollande, a joué avec les communautarismes, a poussé les Français les uns contre les autres. Et le résultat, c'est ces déclarations insensées de Karim Benzema, de Jamel Debbouze et de ce pauvre monsieur Cantona"...là c'est l'hôpital qui se fout de la charité, le grand n'importe quoi qu'est (devenu) cette politiques, "blanc bonnet bonnet blanc" Monsieur le chantre de "l'identité nationale" et autres idées nauséabondes.

Lui qui avait dit : «J’avais voulu Rachida Dati comme garde des Sceaux parce que je m’étais dit, avec père et mère algérienne et marocaine, pour parler de la politique pénale, ça avait du sens» à l'occasion d'un discours de campagne à Boulogne-Billancourt ?!

Quoi ?! de l'intégration politique "faire valoir" ( l'arbre qui cache la foret) par les origines, ce n'est pas du communautarisme tordu ça ?!


N'est-ce pas l'un de ces conseillers,"éminence grise" de sa pensée politique losrqu'il était au pouvoir le nommé Claude Guéant actuellement mise en cause par Anne Lauvergeon dans le scandale Uramin qui avait tenu ces propos :


«Contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l’humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. Celles qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique. En tout état de cause, nous devons protéger notre civilisation.»


Confondre régimes, systèmes oppressifs et civilisations, ce n'est pas pousser à la haine des uns contre les autres ? au lieu de les unir pour combattre les injustices quelles qu’elles soient.
Ils sont nombreux, de plus en plus nombreux malheureusement ces politiciens à jouer dans ce registre.


Au lieu du voir et d'analyser en face comme l'explique très bien dans son article Bruno Roger-Petit, dans l'intervention de Djamel Debbouze, "le malaise d'une France qui se sent rejetée par une autre France".

Mais aussi comme le dit avec vérité et franchise, l'un derniers mohicans socialistes véritables si on le compare à des Hollande, Valls, Macron... Collomb plus près de nous.


Benoît Hamon qui ose aller à contresens de la meute politique de gauche et de droite qui court désespérément ou plutôt volontairement après les régiments qui grandissent et qui font cette France du replie, rance, qui exclue et stigmatise toujours un peu plus l'autre.


Benoît Hamon ose dire ce qu'il faut dire et combattre politiquement, pacifiquement et en toute intelligence sans compromission :


"je pense que Benzema a raison de dire que nous sommes dans un pays où le racisme augmente, où beaucoup de Français, quand on leur demandait si Benzema devait être sélectionné ou pas, disaient "non" parce qu’il a une tête d’arabe. Et ça faisait plaisir à beaucoup de Français qu’il ne soit pas sélectionné pour ça" et il rajoute plus loin "...je pense que Benzema dit qu’aujourd'hui il y a un climat qui amène beaucoup de Français à se choisir un bouc émissaire. Et les boucs émissaires ont toujours la même tête."

Cette exclusion sociale massive d'un pans entier de la population de France est la cause principale des maux de notre pays.

La nier ou bien pire pretendre en avoir conscience à longueur de discours de posture et autres bricolages politiques, récupérations à la veilles d'élections politiques pour seul but au final de capter des voix et être ainsi aux commandes de centres de pouvoirs sans rien faire après.

Nous à amener à la situation annoncée catastrophique dans laquelle se trouve ce pays, nous payons et payerons demain encore plus les mensonges d'une classe politique qui n'a jamais véritablement agit pour arrêter ce massacre sociale, l'implosion de ce pays.

Ce que nous considérons comme la lâcheté politique la plus abjecte, méprisable au regard des valeurs que nous défendons à ICI Vénissieux : l'humanisme, le Multiculturalisme, Citoyenneté pleine et entière pour tous...

A.A.Dadi

Karim Benzema Jamel Debbouze et Hatem Ben Arfa (c) AFP (Montage Challenges)
Karim Benzema Jamel Debbouze et Hatem Ben Arfa (c) AFP (Montage Challenges)

En regrettant l'absence de Ben Arfa et Benzema en équipe de France pour l'Euro 2016, Jamel Debbouze se voit accuser de communautarisme. Et pourtant, ce que dit l'humoriste des Bleus dit aussi le malaise d'une France qui se sent rejetée par une autre France.

Brice Hortefeux condamne les propos de Jamel Debbouze, défenseur de la cause de Benzema et Ben Arfa. Qui pourra s’en étonner? Se poser en avocat de ces deux-là, aujourd’hui en France, c’est s’exposer à l’accusation immédiate de "communautarisme". "L’équipe de France constituée doit être constituée des meilleurs donc le communautarisme, ce n’est pas notre projet de société. Le communautarisme, c’est l’inverse de ce que nous pensons utile à notre société", a déclaré le représentant Les Républicains au micro d’Europe 1.

De la part d’un ancien ministre de Nicolas Sarkozy, membre d’un gouvernement qui lança en son temps un débat insensé sur l’identité nationale réduite aux seules racines chrétiennes de la France, l’accusation n’est pas dépourvue d’ironie dramatique. Sauf que Jamel Debbouze n’est pas Cantona. Qu’il ne succombe pas au poison de l’islamo-gauchisme différencialiste. Qu’il ne formule aucune accusation de racisme envers Didier Deschamps. Et qu’il pose en vérité la question de l’intégration à travers le prisme social, lui-même déterminé par le prisme identitaire et culturel.

Donc, Brice Hortefeux vise les propos tenus par Jamel Debbouze dans France football. Grand connaisseur de football, l’humoriste déplore l’absence de deux grands joueurs à l’occasion de l’Euro 2016: "Ce sera une fête avec deux convives très importants qui manquent à l’appel: avec Benzema et Ben Arfa, la fête aurait été plus folle."

Et de rappeler leur talent: "Benzema est l’un des meilleurs attaquants du monde. Ben Arfa, lui, est le meilleur joueur français de la saison en Ligue 1, c’est incontestable, tout le monde l’a vu".

Et d’insister sur le symbole que ces deux-là emportent avec eux: "Ces gamins représentent en plus tellement de choses, notamment en banlieues. N’avoir aucun de "nos" représentants en équipe de France…"

Et de terminer en abordant le problème, non sous l’angle d’un improbable racisme, mais sous l’angle social: "Karim Benzema, et par extension Hatem Ben Arfa, payent la situation sociale de la France d’aujourd’hui".

Nous pensons ici qu’il convient d’entendre Debbouze plutôt que de crier au loup communautariste, par réflexe, tel un chroniqueur de Causeur agenouillé devant l’icône sépia d’Alain Finkielkraut, plongé en transe extatique, rosaire identitaire en mains, et psalmodiant du Péguy, "O peuple inventeur de la cathédrale, Je ne t’ai point trouvé léger en foi.
O peuple inventeur de la croisade, Je ne t’ai point trouvé léger en charité"...

Commençons par un constat: des Français ne se reconnaissent pas dans l’équipe de France de football qui s’en va disputer l’Euro 2016. Des Français nés en France, de parents et grands-parents originaires d’Afrique du nord et de culture (entendu au sens large) musulmane. C’est un fait incontestable, il suffit de se promener sur les réseaux sociaux pour le constater, et dont les propos de Jamel Debbouze sont l’écho incontournable. Et il ne suffit pas de brandir (comme le font certains commentateurs des choses du football, qui ne s’y intéressent que lorsqu’il s’agit d’en faire un instrument de lutte identitaire) les noms de Sagna, Sissoko et autres Pogba pour dissiper le malaise identifié par Jamel Debbouze. D’où l’importance de la question sociale, dépassant la problématique du racisme si mal posée par Cantona.

Depuis 1998, l’équipe de France de football est devenue un objet politique symbolique. Pour le meilleur, France Black-Blanc-Beur de 1998. Et pour le pire, France du bus de Knysna 2010.

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