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Le PS, MItterand, Dray et les autres : Le mirage politique de la seconde génération "Française" maghrébine...issue de l'immigration post coloniale

Ah! certains "pseudos-socialos", savent parler pour séduire puis " arnaquer " politiquement les français issus de l'immigration post coloniale....l'on voit là un grand maitre en la matière.

L'Algérie Française et sa guillotine qui sabrait des militants de l’indépendance, il en connaissait un rayon.

Devenu président de la république, il tenait à ce qu'on revient pas sur les années de la guerre d'Algérie, compte tenu des graves responsabilités qui furent les siennes en tant que ministre de l'intérieur d'abord puis comme ministre de la justice.

Il y avait là, à cette époque ( est ce que cela a-t-il vraiment changer aujourd'hui ? non ! ) une convergence d'intérêts pour entretenir l'ignorance,l'oubli...et pour cause

Cet intérêt à un quasi silence sur cette période de l'Histoire, visait en général l'immigration post coloniale africaine, en particulier celle maghrébine car au nombre plus important ces années là.

Mais encore plus précisément , la seconde génération issue de l'immigration , les enfants des "chibanis", citoyens français de second zone qui annonçait les prémices d'une conscience collective d'ostracisés et du poids électoral qu'ils commençaient à avoir par leur vote.

Le parti socialiste, à sa tête F.Mitterrand président de la République, avec l'aide médiatique de pontes du gouvernement PS de ces années 80 (: Les Lang, Georgine Dufoix...), mettront en place la récupération politique et donc l'atomisation du premier et seul mouvement d'envergure national de droit civique qu'était "La Marche pour l’Égalité contre le Racisme" (15/10/83 au 3/12/1983).

Portée, faite par cette jeunesse qui avaient manifesté contre le racisme particulier dont ils étaient ( sont toujours ) l’objet.

Ceux qui seront directement à la manoeuvre pour réalisé cette récupération , cet "holdup" politique , sont   Julien Dray** membre du PS (depuis 1981) et Harlem Désir*** membre à l'époque (de 1983/1984) du bureau national du syndicat étudiant UNEF-ID, très proche du parti socialiste, un pure hasard ?...pas tant que ça.

A l'UNEF-ID lors de son congrés fondateur (1980) sera élu président Jean Christophe Cambadélis "patron" actuel du PS (tiens quel hasard, encore une fois!).

Julien Dray en sera vice-président il y côtoieras des personne comme Jean marie Le guen (Secrétaire d'Etat sous le gouvernement Valls (de 04/ 2014 au 12/2016 et actuellement sous celui du premier  ministre Cazeneuve......( ah! le hasard quand il se répète ;-) )...

 Le PS, MItterand, Dray et les autres : Le mirage politique de la seconde génération "Française" maghrébine...issue de l'immigration post coloniale

En 1984, Julien Dray avec notamment Harlem Désir, participe à la fondation de SOS Racisme , Harlem Désir en sera président lui vice-président (1984 à 1988).

Ils mettront en place en décembre 1984, la distribution lors de la seconde Marche des "Beurs" ( terme utilisé pour ne pas osé dire "Arabes" ) organisée par Convergence 84 ( et dont ils ne sont en rien, porteurs, organisateurs !), des badges « Touche pas à mon pote ».

Ainsi ce nouveau " mouvement " récupère le succès de la Marche des " Beurs " éclipsant les Jeunes Arabes de Lyon et banlieue (JALB), créé aux Minguettes.*

Harlem Désir et Julien Dray à l'Élysée avec François Mitterrand, en 1986. © AFP

Harlem Désir et Julien Dray à l'Élysée avec François Mitterrand, en 1986. © AFP

Si nous en sommes là aujourd'hui, nous enfants d'immigrés à la sous citoyenneté française toujours établie , ces politiciens font parti de ceux qui ont une énorme responsabilité politique ainsi que leur parti qui n'a de socialiste que le nom.

Avec F. Mitterand l'une de leurs figures emblématique, cet homme de droite, qui c'est habiller pour sa seule ambition de réussite personnelle, son dessein, du costume de l'humaniste dans une posture Gaullienne !

Soyons vigilants, réfléchis sur nos prochains choix politiques, en tenant compte non pas que de sa propre réalité sociale mais celle de la majorité d'entre nous, ceux les plus fragilisés.

Il faut arrêter de nous accrocher à de faux symboles qui ne sont et ont été, que des mirages politiques dévastateurs, sociétalement, politiquement.

Plus qu'y hier, un pan entier, important de la jeunesse de nos quartiers est plongée par des décennies d'ostracisme violent en terme de casse humaine, collective, d'échecs et de drames annoncés .

La déstructurant, l'amenant par un chaos dans ses repères, à des logiques de destructions, d'auto-destructions massives (délinquance, radicalisme, toxicomanie...).

Il nous faudra dans un futur très proche parce qu'il en est plus qu'urgent, politiquement, humainement, car qu'on le veuille ou non c'est le sens de l'Histoire qui l'exigera.

A avoir de nouveau la capacité comme l'on fait ces pionniers en 1983, de nous fédérés en toute indépendance de ces appareillages politiques.

Pour nous mobilisés dans nos quartiers populaires au-delà de nos différences d'origines, de croyances ou non mais sur nos dénominateurs communs, nos problématiques communes : politiques, sociales, économiques, sous-citoyenneté, représentativité...

Il faut arrêter de douter, de soit même mépriser, de ne pas avoir confiance en nos capacités d'intelligences, d'expertises en réponse aux maux, à la crise multidimensionnelle qui traverse nos quartiers.

Qui mieux que vous, connait vos problèmes ?!

 

Arar Dadi

De gauche à droite des Marcheurs des Minguettes : Farouk Sekkai (avec le keffieh palestinien),puis Djamel Attalah et Farid Arar

De gauche à droite des Marcheurs des Minguettes : Farouk Sekkai (avec le keffieh palestinien),puis Djamel Attalah et Farid Arar

Extraits du livre de Sadri Khiari :

" "Dans sa thèse sur le traitement médiatique de l’association anti-raciste, P. Juhem [1] a mis en lumière les multiples déterminations qui ont rendu possible la « récupération ».(...)

"Au début des années 80, « les Beurs deviennent trop subversifs »[2](...)

. La Marche pour l’Egalité et les multiples formes d’action qui l’ont précédé ou suivi donnent aux jeunes issus de l’immigration une formidable visibilité qui inquiète, dans un contexte politique mouvant.

L’abandon des promesses qui avaient conduit Mitterrand au pouvoir et l’adoption d’une politique de rigueur ne suscite pas la mobilisation sociale qu’espérait l’extrême gauche."(...)

"le mouvement « beur » pose incontestablement problème.(...)

L’irruption des enfants de l’immigration sur la scène publique inquiète.(...)

Il embarrasse le pouvoir socialiste déterminé à restreindre l’immigration, mais il peut constituer aussi une nouvelle ressource électorale pour la gauche.

D’une part, parce que de nombreux jeunes issus de l’immigration ont le droit de vote mais également parce que la problématique antiraciste qui est la sienne suscite la sympathie de larges franges de la jeunesse.

Il s’agit dès lors de l’encadrer, de neutraliser ses tendances les plus contestataires et d’aseptiser son discours."(...)

« Convergence 84 révéla, écrivent Ahmed Boubeker et Nicolas Beau, une réelle capacité de mobilisation des cités.(...)
Personne pourtant pour canaliser cette révolte.
Une place était à prendre ; message vite compris par Harlem Désir et ses potes : le jour même de l’arrivée de Convergence, 5000 badges « Touche pas à mon pote » de SOS-Racisme étaient vendus.(...)
C’est, en effet, à l’occasion de la seconde Marche, organisée par « Convergence 84 » que le petit groupe constitué autour de Julien Dray, transfuge de la LCR au Parti socialiste, apparaît sur la scène publique en diffusant massivement la fameuse petite main jaune.[4](...)
Alors que les jeunes issus de l’immigration avaient manifesté contre le racisme particulier dont ils sont l’objet, SOS met en avant une vision exclusivement moralisante et non politique du racisme, détachée de l’histoire sociale et politique concrète.[5](...)
M.Abdallah décrypte également le slogan « Touche pas à mon pote ».
Celui-ci met « en scène un Français (anti-raciste) s’adressant à un autre Français (raciste, donc souvent suspect d’accointance avec le FN) pour protéger son « pote » issu de l’immigration.
Le « pote » devient par un spectaculaire retournement de situation le spectateur passif d’un enjeu politique franco-français où il est question de cordon sanitaire anti-FN ou d’un « front républicain » pour des échéances électorales et les « combinazzione »[6](...)
L’antiracisme devient une posture éthique, un combat qui se déroule entre Blancs.(...)
La finalité de l’association SOS...est double.
Il s’agit d’inclure les « beurs » dans des logiques politiques qui ne sont pas les leurs et d’exclure du champ politique ceux qui développent une orientation en rupture avec le consensus antiraciste basé sur l’intégration individuelle.
Cette exclusion se réalise par diverses procédures. La première est évidemment de donner à SOS une légitimité qu’elle n’a pas en la présentant comme l’héritière de la Marche de 1983[8].(...)
La seconde consiste à marginaliser les mouvements autonomes qui n’ont guère d’alliés dans le champ politique blanc, ni évidemment de subventions.
Le soutien gigantesque dont bénéficie SOS lui permet alors d’occuper tout l’espace antiraciste. (...)
SOS n’existe que comme cadre de mobilisation et de pression au sein du jeu des forces politiques blanches en instrumentalisant les problématiques de l’immigration et du racisme.(...)
Les « beurs » sont appelés à y trouver leur place à la condition de s’insérer dans les enjeux du champ politique blanc et de ne pas en bousculer les règles."
De gauche à droite,des Marcheurs des Minguettes : Arbi Rezgui et Djamel Attalah

De gauche à droite,des Marcheurs des Minguettes : Arbi Rezgui et Djamel Attalah

*Extraits du livre de Sadri Khiari, Pour une politique de la racaille.Immigré-e-s, indigènes, jeunes de banlieue, que nous recommandons vivement.

[1] Juhem, P., Thèse de science politique : « SOS-Racisme, histoire d’une mobilisation « apolitique ». Contribution à une analyse des transformations des représentations politiques après 1981 ».

[2] Bouamama, S., Dix ans de marche des Beurs. Histoire d’un mouvement avorté, Desclée de Brouwer, 1994, p.4

[3] Ibidem, p.91

[4] Ibid., p.69

[5] Ibid.

[6] Ibid.

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